|
L'après-guerre correspond
à la troisième génération Amorim, qui
compte 4 frères: José, António, Américo et Joaquim Ferreira de Amorim.
Ils ont la difficile mission de modifier profondément l'image de
l'industrie portugaise du liège.
Le Portugal est alors le plus grand producteur mondial de liège:
80% de ce volume d'exportations ne comprend que de la matière première.
La politique de contrainte industrielle alors en vigueur pose de
grandes difficultés pour obtenir des autorisations de créations
d'entreprises. Une stratégie de
structuration verticale s'impose : il
faut construire des unités industrielles pour la production des
différents produits dérivés du liège.
En 1963,
la troisième génération Amorim met en place une nouvelle usine pour
la production de triturés et d'agglomérés de liège. Trois ans plus
tard, une usine spécialisée dans les expansés purs est créée. Ceux-ci
sont utilisés pour l'isolation thermique, acoustique et les vibrations.
C'est le point de départ pour regrouper les différentes activités
offertes par l'exploitation du liège.
|
L'internationalisation
fait aussi partie de la démarche de structuration verticale, Amorim
& Irmãos cherche alors à établir des contacts avec les marchés étrangers.
Ainsi en 1967, le groupe Amorim & Irmãos
crée à Vienne un entrepôt tourné vers les marchés de l'Est.
En 1972,
une usine est ouverte au Maroc, afin de transformer la matière première
de ce pays. C'est le premier investissement portugais dans ce pays.
A la fin de cette période,
la production, dans le domaine du liège portugais, a changé de façon
significative : la moitié des produits exportés sont déjà transformés
industriellement.
Le Portugal devient un pays transformateur. Cette activité représente
75% de la valeur des exportations de liège portugais.
|