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Face à certaines questions essentielles pour l’avenir de la planète telles que la rétention de CO2, la protection des espèces menacées, le combat contre la désertification sociale et la protection des sols, le liège possède des atouts indéniables. L’utilisation de produits en liège naturel comme les bouchons est un acte fondamental aussi bien pour la protection du chêne-liège que, plus largement, pour favoriser le développement durable d’un point de vue tant environnemental que social.
Préservation de l’environnement. Le chêne-liège, parfaitement adapté à l’aridité et au climat chaud des régions où il se développe (sud du Portugal, de l’Espagne, Afrique du Nord), joue un rôle fondamental dans la lutte contre la désertification. Il contribue en effet à la fixation des sols et de la matière organique, il réduit l’érosion et permet d’augmenter la rétention de l’eau. Bouclier anti-incendie grâce à l'épaisseur des écorces, cet arbre contribue à maintenir une végétation permanente même dans les zones les plus arides. Les scientifiques mettent ainsi en relief l’importance des forêts de chênes-lièges pour stopper l’avancée des déserts dans les pays d’Afrique du Nord, en Algérie notamment.
Protection de la bio-diversité. Les forêts de chênes-lièges constituent la base d’un système écologique unique au monde contribuant à la survie et à l’épanouissement de très nombreuses espèces végétales et animales. La diversité de la flore y est telle qu'on peut trouver jusqu'à 135 espèces au kilomètre carré. Ces forêts constituent un écosystème privilégié pour diverses espèces de fourmis, d’abeilles, de papillons et de reptiles, ainsi que de grandes variétés d’oiseaux. Elles constituent souvent l'ultime refuge d'une faune menacée comme le lynx ibérique, l’espèce de félin la plus gravement menacée de la planète, les cerfs sardes et de Barbarie, le vautour moine, la cigogne noire ou l’aigle impérial.
Conservation des zones rurales. Les forêts de chênes-lièges contribuent à conserver une économie locale en permettant le maintien sur place d’une population rurale. 100 000 personnes vivent ainsi du liège, via la filière bouchons de liège, sur le pourtour méditerranéen, du Portugal à l’Algérie, en entretenant et développant ces forêts.
L’extraction régulière du liège apporte de ce fait une contribution fondamentale à la durabilité écologique, économique et sociale de ces zones rurales.
Sanctuaire écologique et source de revenus pour l'homme, "la subéraie, paysage unique au monde, présent dans seulement sept pays méditerranéens, est un modèle de développement durable… Tous les 30 à 50 ans, la forêt de chênes-lièges se renouvelle et constitue la base de systèmes de gestion, économiquement viables, et socio-culturellement bénéfiques. Ceci conduit à des modes de vie durables, à une perception accrue de tout un éventail de valeurs, de biens et de services rattachés aux forêts de chênes-lièges" (Rapport WWF, 2006).
La WWF estime en ce sens que la concurrence dont est victime le bouchon de liège est l'une des principales raisons pour lesquelles les forêts de chênes-lièges sont aujourd’hui menacées. Il ne reste déjà plus que le quart des 3 millions d'hectares plantés au Maghreb. En France, les plantations de chênes-lièges sont passées de 100 000 hectares à 45 000 hectares en vingt ans. Une tendance semblable s'observe en Espagne et au Portugal, premier producteur mondial de liège.